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Le type FLF - Frégate Légère Furtive Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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MessageSujet: Le type FLF - Frégate Légère Furtive Ven 22 Fév 2013 - 10:25

Frégate "La Fayette" - Frégate nouvelle génération de la Marine (FLF = Frégate Légère Furtive)
Genèse d'une Frégate
Mentionnons les étapes marquantes de l'avènement de notre frégate :
1988 - Mise en chantier. Les premières études s'achèvent fin 1990.
15 décembre 1990 - Début de la construction et mise sur cale.
13 juin 1992 - Mise à flot.
15 avril 1993 - Prise d'armement par la Marine nationale et début des essais.
15 décembre 1995 - Admission au service actif.

Plus qu'un simple constructeur naval, la DCN peut s'enorgueillir d'un rôle de recherche dont les mots d'ordre sont furtivité, invulnérabilité, discrétion acoustique, intégration des systèmes, nouveaux concepts de carènes, qualités indispensables aux exigences du combat naval de demain. La La Fayette, frégate novatrice, première de sa génération, témoigne de cette volonté affichée et permanente de progrès en constituant une nouvelle référence dans le monde de la construction navale militaire.
Les frégates type La Fayette cumulent les nouveautés.
À commencer par les matériaux, avec l'apparition et l'intégration des composites à l'acier et l'acier de blindage naval. Déjà utilisés dans les industries aéronautiques, automobiles, du bâtiment, ces composites trouvent ici leur pleine application.
La classe forte de 5 unités est séparée en deux sous groupes, tout d'abord les 710, 711 et 712 construites sur plan des années 1980-1990 ensuite les 713 et 714 sur des plans modifiés le 09 Février 2000, puis les trois par rapport au 2 dernières, surtout extérieurement, notamment la mâture.
27 avril 1988 les frégates légères furtives (FLF) sont nées. le 25 juillet 0988, la construction et la mise en chantier de trois unités est décidée. En 1993, la présentation aux essais de la première, elle prendra le nom de La Fayette. Le 24 novembre l'état major décide d'abandonner officiellement le terme FLF Frégate légère Furtive au profit de l'appellation Frégate type La Fayette en abrégé FLF, cela ne change rien mais tout de même, autre surprise, ces navires étaient prévus pour jauger 2500 tonnes, mais avec les divers équipements choisis, l'on arrive à 3600T PC, le mot légère n'est plus de mise.
Budgétisée, la seconde partie du programme est programmée pour le milieu des années 1990, 3 navires sont annoncés l'on parle du Jauréguiberry, du Guépratte et du Ronarc'h. En 1996 le chantier est ouvert, la 6ème unité étant déprogrammée pour cause de restrictions budgétaire. Entre temps la frégate D609 Aconit est désarmée le Jauréguiberry sera renommé Aconit N° de coque F713. L'Aconit entrera en service en juin 1999, le Guépratte en novembre 2001.
L'on note tout aussitôt une disposition particulière de certains éléments notamment l'emplacement des radeaux, de même le système de manutention de l'hélicoptère est plus bas (plus encastré) sur les deux navires, l'aménagement intérieur du Guépratte est également différent du fait d'une féminisation de l'équipage plus importante, de même le navire à reçu de nouvelles hélices par rapport aux 4 autres. un autre détail important les 4 premières unités ont deux hublots sur la muraille tribord ceux ci correspondent à la cabine et au bureau du commandant, le Guépratte n'a plus qu'un seul hublot, celui du bureau.
Ils rendent les navires plus légers, moins détectables et plus résistants au combat et à l'érosion. Destinés aux parties hautes du navire, plage avant, superstructures, mâtures, ils abaissent son centre de gravité et améliorent sa stabilité. D'un point de vue purement opérationnel, remarquons une conductibilité thermique amoindrie, une furtivité accrue par l'addition de substances absorbant les ondes radar. Enfin, et ce n'est pas là la moindre de leurs qualités, ces matériaux composites s'avèrent plus économiques par des coûts d'équipement et d'entretien réduits, liés à l'absence de corrosion.

Une des avancées remarquables des frégates La Fayette réside dans leur conception modulaire. Jusqu'alors, la coque d'un navire était entièrement assemblée avant que les équipements n'y soient montés. Dans le nouveau programme le bâtiment est scindé en anneaux et modules, entièrement équipés avant la mise à flot, avant même l'assemblage. Ce procédé novateur, en faisant travailler les différents corps de métier, de façon contiguë - montage simultané des onze anneaux de coque, des quatre blocs de superstructures et des sept modules de systèmes de combat - permet un gain de temps remarquable.

L'arsenal de Lorient
DCN Lorient, établissement localisé de la Direction des Constructions Navales, est le maître d’œuvre du projet.
Spécialisée dans la construction et l'entretien de bâtiments jusqu'à 10 000 tonnes, elle poursuit trois missions : spécifier les besoins de la Marine en concevant des produits, c'est-à-dire des navires, les réaliser et en assurer la maintenance.
La ville de Lorient a eu plusieurs vies.
Pour favoriser l'expansion de la Compagnie des Indes, l'Arsenal royal est né en 1770, Napoléon 1er y décidera l'implantation d'un port de guerre.
Naturellement tournée vers la mer, Lorient vit de et par la mer, ce qui lui valut le nom de ville aux cinq ports.
Une méthode de construction innovante
Plus que pour tout autre bâtiment de la Marine, la construction des frégates type La Fayette a engendré des innovations majeures. Les ingénieurs et techniciens de la DCN ont du faire preuve d'imagination et d'audace tout en gardant à l'esprit une volonté de maîtrise des coûts.

Le mécano géant
L'apparition de moyens de manutention et de transport lourds a permis la mise en oeuvre de méthode de fabrication par anneaux. Le bâtiment est divisé en tranches qui sont, au niveau de la construction, autant d'entités élémentaires qui une fois assemblées formeront l'ensemble de la structure. La planification des travaux en est considérablement assouplie ; le travail dans une tranche n'est pas soumis à l'avancement des travaux dans une autre, d'où des gains de productivité substantiels. Les économies ainsi réalisées vont jusqu'à 30%. C'est cette méthode de construction qui est appliquée depuis de nombreuses années dans l'aéronautique.
Les FLF ne sont pas les premiers bâtiments de la Marine à bénéficier de cette technique puisque les Chantiers de l'Atlantique avaient déjà mis en oeuvre une démarche similaire lors de la construction des frégates de surveillance (type Floréal), mais jamais la conception modulaire n'avait été poussée à ce point jusqu'alors. Les anneaux des bâtiments ont ainsi été construits à Cherbourg, mais l'assemblage final a été réalisé à Lorient.
Dans la même logique, de nombreux équipements, principalement des systèmes d'armes, ont été construits à part. Ainsi la tourelle de 100mm forme un module (SA100) dont un certain nombre d'essais ont été effectués à part en atelier. Il ne restait plus qu'à insérer le bloc dans la plate-forme. Au delà des avantages liés à la construction, la maintenance s'en trouve grandement facilité. Une avarie grave sur un module peut conduire à son remplacement pur et simple, ce qui peut se faire en moins de 24h00 pour certains blocs. Mieux encore, les équipements modulaires peuvent être modifiés à volonté, le bâtiment pouvant être adapté en fonction de la menace. Ainsi, l'intégration d'un système de missiles anti-aérien en silo vertical ou la pose de moyens remorqués de détection anti-sous-marins pourra se faire dans des délais raisonnables.
Les résultats sont à la hauteur des efforts consentis : onze ans avant les FLF, il fallait trente mois en forme pour construire un bâtiment de cette taille. La frégate La Fayette, bâtiment tête de série, fut prêt en 18 mois, bien qu'elle n'ait profité que partiellement de l'application des nouvelles méthodes. Le Surcouf fit mieux : 12 mois. Il servit de modèle pour les autres bâtiments de la série, qui comporte comme lui onze anneaux et environ 70 modules. L'expérience aidant, le Courbet ira encore plus vite : 6 mois! Autant de record qui expliquent l'intérêt porté par de nombreux pays pour ce type de bâtiment. Deux versions exportation des frégates type La Fayette ont déjà vu le jour.
D'après : Les frégates furtives La Fayette (Editions ADDIM 6, rue Saint Charles 75015 Paris)

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Jack Sparrow




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MessageSujet: Re: Le type FLF - Frégate Légère Furtive Ven 22 Fév 2013 - 10:48

Caractéristiques
Déplacement : 3300 tonnes (3760 t en charge)
Dimensions : Longueur 124,2m (115m entre perpendiculaires) – Largeur 14,4m – Tirant d’eau 5,85m – Tirant d’air 42m.
Propulsion : 4 turbo diesel SEMT Pielstick 12 PA6 V280 STC de 5220 CV, 1 propulseur d’étrave, 2 hélices à 5 pales orientables.
Production électrique : 3 DA UD30 de 750 kW.
Vitesse Maximale : 23,5 nœuds. Rayon d’action : 16200 Km à 12 nœuds, 12600 km à 15 nœuds.
Equipage : 15 OFF (le Cdt est un CF ou un CV), 79 OM, 40 QMM. Personnel Groupe Aérien : 2 OFF, 5 OM, 3 QMM. Passagers : 12 (Commandos Marine).
Capacités d’emport : 50 jours d’autonomie en vivres, rechanges pour 6 mois de mission, 350 t de gazole, 60 t d’eau douce, 80 m3 de TR5.
Drome : 1 ETN, 1 EDO, 1 EFRC 10 places Hurricane 630.
Apparaux : 2 ancres, 1 guindeau, 2 bossoirs, 2 potences (CMU de 1000daN), 1 installation de RAM.
Installations Aéronautiques : 1 plate forme d’appontage de 450 m² (30m x 15m), 1 hangar de 150 m² (10m x 15m), 1 radar d’approche DRBN-34B Racal-Decca 20V90, 1 système de manutention Samahé, 1 système d’aide à l’appontage Safecopter.
Groupe Aérien : 1 hélicoptère AS-565-SA Panther (radar ORB-32, liaison Titus).
Moyens de navigation : 1 radar DRBN-34B Racal-Decca 20V90, 2 centrales inertielles Microcin, 1 compas magnétique, 2 récepteurs GPS, 1 loch, 1 sondeur.
Moyens de détection : 1 radar de veille air-surface DRBV-15C et IFF associé, 1 détecteur de radars ARBR-21A, 1 intercepteur goniométrique de transmissions ARBG-1A Saigon, 1 infrastructure Comint.
Conduite de tir : 1 conduite de tir modulaire CTM (1 radar Castor 2J, 1 caméra TV associé), 2 DLDO TDS-90.
Armement : 1 système AA Crotale CN2 (1 rampe à 8 missiles, avec radar Castor 2J et écartomètre IR, 16 missiles VTI en soute), 1 canon de 100 mm mod. 68 Cadam TR (600 obus), 2 canons de 20 mm Giat F2, 8 missiles MM40 block 2 Exocet (4 missiles habituellement embarqués), 2 mitrailleuses multitubes Dillon (Montées en 2012).
Contre-mesures : 1 système AMBL-1C Dagaie mk2 (LEM, REM, LIR), 1 infrastructure pour brouilleurs de radars BSM1/2, 1 système AN/SLQ-25A Nixie (2 bruiteurs acoustiques).
Communication : 1 Syracuse NL, 1 InMarsat A, LADT 11, LADT 14, E/R HF dont CCME Spin, E/R VHF, E/R UHF, SNTI.
Systèmes de traitement de l’information : STI Tavitac 2000, Opsmer.

Sources - "NAVIRES & HISTOIRE" Hors Série N°1- Avril 2004
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MessageSujet: Re: Le type FLF - Frégate Légère Furtive Sam 12 Juil 2014 - 8:39

--------------- La construction des 5 frégates furtives du type La Fayette dans les années 1990, a permis aux chantiers navals français de se positionner de le peloton de tête des pays disposant de bâtiments furtifs au design futuriste mais qui avaient pour principale ambitions de donner à ces navires une signature radar minimum , un avantage non négligeable sur mer face à l'adversaire. Même si l'on sait que l'état-major de la Marine, conduit dès à présent une réflexion sur la forme que pourrait prendre les futures unités qui remplaceront les actuelles frégates de la classe La Fayette,  on imagine déjà dans le contexte économique du moment, les quelques options qui seraient probables. Mais on est encore assez loin de la fin d'activité de ces unités et ce dont tous ceux qui suivent avec attention la vie de notre flotte peuvent se préoccuper actuellement, c'est ce qui va concerner les transformations qui étaient prévues à mi-vie sur les 5 frégates furtives.

--------- Des travaux devaient être réalisés vers 2015 sur ces navires pour leur conférer la capacité de lutte ASM qui leur fait aujourd'hui cruellement défaut . En effet, il s'agissait , dans le projet proposé déjà lors de leur admission dans la flotte, d'intégrer un sonar actif remorqué de type CAPTAS Nano et même éventuellement un sonar de coque et des consoles sonar au sein du PC OPS. Il était aussi prévu le remplacement du système actuel surface-air Crotale par un MICA-VL à tir verticale avec également le changement du radar de veille surface-air par un nouveau plus moderne. Ainsi modernisées, les La Fayette conserveraient un bon niveau opérationnel en matière de combat de surface tout en ajoutant des moyens efficace de lutte ASM.
---------  Quand est-il donc de ces aménagements certes, coûteux, aujourd'hui puisque les 5 frégates furtives, que l'on considère, à tort, comme des frégates de premier rang , sont bien moins lourdement armées que toutes leurs cousines taïwanaises, singapouriennes ou saoudiennes .

(Une frégate furtive amarrée dans la base navale de Toulon , L'Aconit F 713 - Crédit ROUSSEL D);

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ROUSSEL Denis




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MessageSujet: Re: Le type FLF - Frégate Légère Furtive


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